mercredi 17 décembre 2008

Luang Prabang - la Tahiti de l'Indochine




Il se degage de Luang Prabang un charme et une douceur de vivre tels que certains lui ont donne le doux nom de Tahiti de l'Indochine.

Les maisons coloniales assises le long des berges, les enchevrements de petites rues aux maisons de bois, les multiples temples aux toits rouge et or qui ponctuent les quartiers, s'enchevetrent harmonieusement sur une langue de terre, presqu'ile delimitee par le confluent de la riviere Nam Khane et le majestueux Mekong, le fleuve-mere ou mere des eaux en Lao, qui trouve sa source a quelques milliers de kilometres de la sur les hauts plateaux tibetains. Un surnom evocateur a la mesure de l'importance du fleuve dans le peuplement du Laos dont les populations ont migre de Chine, dans les echanges commerciaux et dans la vie de tous les jours, rythmes par les travaux des champs et par la peche au filet-araignee.

Luang Prabang fut ainsi une ville etape sur l'ancienne route de la soie, non pas celle de Marco Polo, mais celle ouverte depuis l'Antiquite par les peuples du sud de la Chine venus s'installer et commercer dans le nord du Laos.

Mais l'image que je conserverai de Luang Prabang sera celle de la procession des moines en robe safran retenue par une ceinture jaune eclatante, interminable, qui, chaque matin au lever du soleil, en signe d'humilite, recoivent des fideles assis sur de petits tabourets en signe de respect, leur offrande de riz et de fruits, leur bol rond sur les hanches s'ouvrant et se renfermant au rythme des mains qui se tendent.

La procession des moines finalement s'eclate en petits groupes de moines, qui rejoignent leur communaute dans l'un des multiples temples aux toits incurves vers le sol tels des ailes d'un oiseau pret a s'envoler, aux murs incrutes de fresque en mosaique miroitant aux lumieres du soleil et aux toits ornes de bouquets de fleurs de ciel, ces fleches dorees evoquant le mont Meru, axe du monde dans la religion boudhique, entoure de ces sept montagnes mythiques, sensees ecarter les mauvais esprits.

J'ai beaucoup aime cette ville a la douceur de vivre ou il fait bon flaner dans les enceintes de temples et ressentir la serenite et la ferveur religieuse qui emanent des ceremonies religieuses et des statues de bouddhas au sourire compatissant.

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