samedi 24 janvier 2009

En vacances a Valpo

Un Paris-Marseille pour rejoindre Mendoza depuis Salta, moins d´un quart de l´Argentine du nord au sud, mon voyage en bus de 18 heures m´aura permis d´apprecier l´immensite du territoire argentin (et accessoirement, le confort des bus sud-americains).

Mendoza, reputee pour la qualite de son vin, cite sans ame comme de nombreuses villes argentines dont les multiples tremblements de terre ont fait disparaitre toute trace de leur charme coloniale, n´aura ete qu´une etape sur ma route pour Santiago.

Mais la beaute du voyage une fois de plus se trouve dans le chemin qui me ramene au Chili me conduisant de nouveau a travers les paysages aux couleurs minerales d´ocre, de beige, de brun et de violet de la cordilliere des Andes cotoyant pendant un instant, qui se transforme avec le souvenir en une longue pause contemplative, les cimes enneigees de l´Aconcagua, le plus haut sommet d´Amerique a pres de 7.000 metres.

Epuisee par deux jours de bus et un rythme de visite effrene, je craque et renonce (a regret) a rejoindre La Serena a plus de 7 heures de bus au nord de Santiago et decide de prendre des vacances (bien meritee !) pour me refaire une sante sur les hauteurs de Valparaiso, dominant l´Ocean Pacifique.


Avec ses maisons aux couleurs acidulees, ses graffitis aux tons provocateurs, ses bars-resto litteraires, bars a vins, cafes terrasse, ses ascenseurs poussifs maintenant le lien entre les differents barrios (quartiers) dissimines sur ses collines, Valpo, pour les intimes, a le charme boheme qui sait plaire aux bobo parisiens et a Pablo Neruda qui y avait une maison aux vues splendides sur l´Ocean.

La vetuste de ses immeubles et la salete de certaines de ses rues, la pauvrete et la promiscuite qui reignent dans certains de ses quartiers ont neanmoins deplu a la bourgeoisie chilienne qui s´est installee a quelques cuatras de la, dans la ville sans tache de Vina del Mar.

Je me suis beaucoup plue dans cette ville aux airs de Montmattre, de Bastille et de Beaubourg reunis ... peut-etre parce que je suis un peu bobo et parisienne.

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